Remontons le temps à bord du Vasa

20 Fév

Vous rêvez d’aventures ? Vous avez toujours voulu être pirate ? Alors le Vasamuseet est pour vous…

En 1628, le Vasa, grand vaisseau de guerre suédois promis à un brillant avenir, quitte pour la première fois Stockholm. Il n’est pas sorti du port qu’il sombre entraînant avec lui une partie de l’équipage. Histoire peu glorieuse, mais qui aujourd’hui nous permet de découvrir ce monument unique au monde…

En 1961, une équipe sort de l’eau le navire parfaitement conservé par la vase et le limon. Jusqu’en 1988, le bateau subit des traitements pour permettre sa conservation à l’air libre et il est, depuis 1990, visible dans un musée spécialement construit pour lui. L’obscurité nécessaire à la protection du navire rend l’entrée dans le musée un rien solennelle. Quand la silhouette du Vasa se dessine, on reste subjugué par sa grandeur… L’impression d’être projeté quatre siècles en arrière est bien là…

Le Vasamuseet n’est pas seulement un monument d’histoire à contempler. C’est sans doute cet élément qui en fait le musée le plus visité de Scandinavie mais il présente aussi un considérable travail de recherche archéologique et historique qui est exposé au visiteur de façon claire et instructive.

Conçu comme un navire, six ponts différents permettent de contempler l’épave de la quille au sommet. Douze expositions retracent l’histoire du navire, sa conception, son équipage, son naufrage et les fouilles le concernant. De grands exposés plus généraux présentent l’histoire de la Suède au XVIIème siècle, les flottes de guerre et leur importance dans l’histoire…

Le tout s’appuie sur une médiation bien faite. Bien que la plupart du temps les écrits sont en suédois et en anglais seulement, les objets parlent d’eux-mêmes et sont si bien présentés que quelqu’un ne parlant aucune des deux langues ne sera pas gêné dans sa visite. Pour des éléments importants, comme les parties du navire, les explications sont traduites en français. Enfin de nombreuses reconstitutions permettent de comprendre la vie à bord d’un navire ou sa fabrication…

On retiendra particulièrement l’accent mis sur les conditions de conservation du bateau. Les efforts déployés par les équipes pour préserver la Vasa (atmosphère, température, lumière…) sont pratiquement rendus inutiles par l’exposition à l’air du navire, favorisant la production d’acide sulfurique. Les chercheurs essaient de trouver des moyens mais, pour l’instant, la dégradation du navire est inéluctable.

Amer plaisir de cette exposition qui nous ravit mais qui en détruit inévitablement son objet. Alors raison de plus pour en profiter maintenant et faire un petit tour en Suède !

Les + :

  • Un monument impressionnant et unique au monde
  • Une leçon de médiation, de muséographie et d’histoire

Les – :

  • Les problèmes de conservation

Pour plus de photos : Galerie Picasa

Informations pratiques :

Galärvarvsvägen 14, Djurgården, Stockholm, Suède

Ouvert tous les jours de 10 à 17 heures

Pour plus d’informations :

http://vasamuseet.se/en/Sprak/Francais/

Par A.D.

Publicités

2 Réponses to “Remontons le temps à bord du Vasa”

  1. Kevin 20/02/2011 à 21:03 #

    Merci pour cet article intéressant sur un sujet intéressant. Ca donne envie d’y aller.
    Une petite chose m’a fait sourire quand même : lorsque l’auteure regrette que le français ne soit présent que pour une partie de l’exposition. Les suédois n’ont même pas le bon gout de traduire toute leur expo dans la plus belle langue du monde, quelle horreur ! ; – )
    plus sérieusement, les scandinaves ont des dizaines d’années d’avance dans ce domaine, que ce soit pour les langues étrangères ou minoritaires autochtones. Trouvez moi une expo en France traduite en suédois….

    • Pérégrinationsculturelles 20/02/2011 à 22:34 #

      Merci pour ton commentaire et je suis désolée que tu ai pu penser que j’émettais un regret sur la question des langues. Au contraire, je soulignais l’effort muséographique fait pour que tous puissent comprendre l’exposition ainsi que l’initiative de traduire des parties plus techniques en français (mais aussi dans de nombreuses autres langues, si mes souvenirs sont bons, il devaient y en avoir huit ou dix). J’ai d’ailleurs été très étonnée de découvrir la traduction française et c’est pour cela que je tenais à le souligner…

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :